mardi 27 novembre 2012

Volcan Kawah Ijen

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Nous voilà donc de retour de notre trek sur le Volcan Bromo.
à 12h, un autre chauffeur (Johnny) vient nous chercher à notre hôtel de Probolinggo pour nous emmener sur le plateau de Kawah Ijen à l'extrême est de Java.
5h de route: on est très fatiguées mais la conduite "sportive" (!) des indonésiens ne nous permet pas de nous endormir. On est tout à fait réveillées quand on arrive sur une petite route qui monte dans la jungle. Cette route, qui devait être assez récente, a été complètement ravagée par les intempéries de la dernière saison des pluies. Le goudron est raviné, arraché par plaques et la route n'est vraiment pas praticable. Du coup on roule à 2 à l'heure et on est secoué comme sur un manège à sensations! C'est comme ça sur de nombreux kms et on fait donc du rodéo pendant un temps qui nous semble interminable!
On arrive enfin sur le plateau Kawah Ijen dans une plantation de café qui fait aussi guesthouse.
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Le lendemain:

Lever à 1h du matin (ouch ça pique bis!)
Notre chauffeur nous conduit jusqu'au volcan (une bonne heure et demi de route).
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Arrivée au Volcan Kawah Ijen

départ du trek vers 2h30 du matin avec notre guide local Rudy.
Lampe frontale + emmitouflage sévère -> cette fois nous sommes préparées!
Pendant un premier petit km le chemin sableux est "relativement plat" donc tout va bien.
Mais après ça grimpe dur et là on rigole moins! On a même vite très chaud!
On ne voit rien du paysage, juste le bout de chemin sous nos pieds grâce aux lampes, mais on imagine bien qu'on commence à être à très haute altitude.
On a véritablement l'impression de grimper vers les étoiles qui sont tout près.
Le ciel est magnifique. Je ne sais pas ce qu'il en est réellement mais c'est comme si les constellations de l'hémisphère sud étaient plus nombreuses et plus lumineuses.
Des courants d'air chaud nous indiquent que nous approchons du cratère et des émanations de souffre.

On arrive enfin au bord du cratère et on s'arrête 30mn pour admirer ce qu'ils appellent le "Blue Fire": ce sont les émanations de souffre qui brûlent à la sortie du volcan et qui font des flammes bleues. Ce phénomène n'est bien sûr visible que de nuit. Ce feu bleu qui danse est hypnotisant et on reste scotché devant. (pas de rendu probant en photo par contre)
Nous sommes tous seuls, exceptés quelques porteurs de souffre dont on aperçoit les lampes frontales au fond du cratère. (notre guide est d'ailleurs un porteur de souffre. Conditions de travail terriblement dures. France 5 a fait plusieurs reportages sur eux, je vous mets un lien vers un extrait: ICI . Nous avons d'ailleurs parlé un peu avec certains d'entre eux au niveau du 1er relais que l'on voit à 6:30 de la vidéo)

On reprend ensuite le trek le long du cratère vers l'est.
à 4h30 on fait une pause: on se couche sur une plateforme en haut du volcan pour admirer les étoiles (vive la couverture de survie!)
à 5h, on se rend sur la partie la plus à l'est du volcan pour admirer le lever de soleil.
Panorama de folie: à l'est, lever de soleil sur la mer (on voit Bali) et à l'ouest la lumière fait apparaître les couleurs du cratère: parois jaunes de souffre et lac intérieur aux eaux turquoises!
Nous sommes une nouvelle fois toutes seules sur le toit du monde. Seul bruit aux alentours: le pépiement matinal des petits oiseaux!


Après 2h de contemplation et de mitraillage photo on redescend du volcan. Cette fois, comme il fait jour, on voit le parcours qu'on a fait de nuit (le long du cratère c'est impressionnant et par endroits on marche à 50cm du vide!)

La descente est assez rapide (enfin disons plus que l'ascension) et surtout très joyeuse. Notre guide Rudy est très drôle et tente de nous apprendre l'indonésien (conversation par onomatopées car il parle 3 mots d'anglais mais au final nous nous comprenons étonnamment bien). Plusieurs fou-rires marquent même cette descente.
Notre guide Rudy devant une mer de nuages


On retrouve ensuite notre chauffeur Johnny en bas au parking vers 7h30.
Direction la pointe est de Java pour prendre le ferry pour Bali. 2h de route.
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La traversée en ferry dure environ 45mn. Après avoir eu très froid cette nuit, on crève maintenant de chaud! (on n'est jamais content quoi!)
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Une fois débarqués à Gilimanuk, sur la pointe ouest de Bali, on prend un mini-bus local, un des nombreux "bemos", jusqu'à Lovina, ville sur la côte nord  de l'île où nous allons séjourner quelques jours.

























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Pour ceux qui n'auraient pas suivi 
les aventures depuis le début,
voici le lien pour retourner au 1er jour 
de ce fabuleux voyage en Asie: 



lundi 19 novembre 2012

Volcan Bromo



Départ pour l'est de Java.
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On décide de prendre un train local (c'est nettement moins cher, moins de 4 dollars), classe économique: ou comment découvrir le quotidien des Javanais in situ!
En résumé, 10h coincés comme des sardines ça fait un peu long; mais bon, on l'avait voulu! 
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liste des denrées proposées


Durant tout le voyage 
des vendeurs ambulants se succèdent, 
parcourent les couloirs en se bousculant 
et en criant le nom de leurs denrées. 
Ils déposent leur marchandise 
à même les genoux des passagers 
et reviennent une fois qu'ils ont fait tout le wagon.  



Arrivée à Probolinggo un peu avant 18h.



Alors, pourquoi Probolinggo
et bien tout simplement parce que c'est le point de départ idéal pour visiter le Parc national de Bromo Tengger Semeru, célèbre pour ses volcans.

Du coup, le lendemain, réveil à 2h du matin (ouch ça pique!) pour aller voir le lever de soleil sur le volcan Bromo.
On fait 2h30 de route avec un mini-van (en compagnie d'un couple d'italiens et d'un jeune Hollandais vivant à Kuala Lumpur) pour rejoindre le parking du point de vue, sur le mont Penanjacan. Ensuite on doit grimper à la lampe torche pendant 20mn.
Il fait très froid, et avec l'altitude, l'effort et la fatigue, j'ai vite le souffle court!
Arrivés en haut on attend le lever de soleil. Transis de froid, les minutes sont longues jusqu'à 5h15, le début du spectacle.
Les couleurs changent toutes les 2 minutes, c'est très impressionnant.
Alors qu'on ne regardait que du côté du soleil, on aperçoit petit à petit le reste du paysage qui nous entoure.
Nous sommes juste sur le pourtour de la caldera, immense cratère au centre duquel se dressent 3 autres volcans (dont le mont Bromo qui a lui-même un cratère), entourés par une gigantesque mer de sable volcanique.
Paysage lunaire qui est éclairé petit à petit par le soleil levant. L'endroit semble presque irréel, voire tout droit sorti d'un film de science-fiction.

Vers 6h on redescend à la voiture qui nous emmène à Ngadisari, village qui marque le départ de treks.
 


Nous descendons dans le cratère et traversons cette grande mer de sable jusqu'au mont Bromo pour son ascension.







Le sable volcanique qui vole rend l'air assez irrespirable (foulard à la touareg devant le visage indispensable).
L'ascension se révèle bien difficile avec le sable qui glisse sous les pieds (on fait un pas et on redescend de 3!) mais ça vaut le coup.


On marche le long du cratère qui est très profond (on voit bien les traces de la dernière explosion - 4 mois auparavant si je ne m'abuse) puis on redescend.





 




On rejoint la mer de sable en passant cette fois par les dunes du côté sud.







Retour exténués à la voiture après presque 3h de trek. On est tous bien sales: la poussière volcanique s'insinue dans tous les recoins possibles et comme c'est de la poudre noire ça se voit bien!
Plan du site



On retourne à l'hôtel et à midi, un autre chauffeur vient nous chercher pour nous emmener sur le plateau de Kawah Ijen pour un nouveau trek...





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mercredi 14 novembre 2012

Yogyakarta

Nous voici donc en Indonésie, plus précisément sur l'île de Java,
et je dirais même plus au centre de Java.

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Après avoir établi notre camp de base à Yogyakarta (toujours prononcer "jogjakarta"), on passe les jours suivants à explorer la région.

Ici, le moyen de transport le plus facile c'est la voiture. Seulement il vous faut louer le chauffeur avec! Si tout le monde vous propose ce genre de location à tous les coins de rues, il s'avère cependant quasiment mission impossible de trouver une voiture pour vous tout seul!
Au final, on se laisse convaincre - c'est quand même la classe d'avoir un chauffeur - et on cherche d'autres touristes intéressés pour remplir la voiture - car plus on est nombreux, plus le prix de location est divisé et donc plus notre porte-monnaie est heureux!

Afin de situer un peu nos pérégrinations je vous ai préparé un magnifique copier-coller de google-map - que j'ai un peu personnalisé pour faire plus sérieux - et hop:

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1er jour: visite de Yogyakarta

Grande ville mais assez propre et très agréable.
Les gens sont très serviables ( voire même parfois un peu trop et il est difficile de se débarrasser de certains pots-de-colle!).
C'est une des plus anciennes grandes villes de Java et c'est la seule province de l'île où le gouverneur est en fait un roi. Au départ Yogyakarta est un royaume.
Beaucoup de monde, de motos et de becak (prononcer "béchak": l'équivalent du tuk-tuk local).
Également beaucoup d'académies/galeries de batik (attention aux faux vendus en plus très chers! "tourist price" = "pigeon price"!). Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette technique d'impression d'étoffes cliquez ici .

2ème jour: Borobudur et alentours.

Départ en voiture (avec chauffeur, cf plus haut! il s'appelle Yuli et il lui manque une dent de devant) avec un couple d'italiens.
Visite de 2 petits temples (Mendut et Pawon), 1 monastère, 2 fabriques de tofu à Karang (nota bene: le tofu tout frais frit c'est dég... enfin disons que ce n'est pas du goût de tout le monde!)
petit timide de Karang
On visite aussi plein de petits villages. Balades très tranquilles. C'est rustique voire même spartiate mais c'est plutôt propre (peut-être car c'est la saison sèche, nous n'avons pas été habituées à ça dans l'Asie de l'hémisphère nord). Notre préféré (et aussi le plus "grand") s'appelle Candirejo, très calme.

Nous nous arrêtons également à Nglipoh, village spécialiste en céramique. L'endroit est plus vivant que les précédents, tout le monde s'active: fabriquer les pots puis les faire sécher au soleil avant de les faire cuire à l'air libre sous un feu de paille qu'ils attisent avec une sorte de natte en bambou sur une perche:

 


Enfin, pour couronner la découverte de la région, on arrive au site sacré de Borobudur.
Afin de respecter les lieux, les gens doivent revêtir à l'entrée du site un sarong (sorte de jupe/paréo). On a tous l'air très chouette!
Visite du temple, construit au 8è siècle: édifice quadrangulaire avec des "couloirs extérieurs" répartis sur des plateformes de plus en plus petites (plus on monte, plus l'édifice se "rétrécit"). Le tout est orné de bas-reliefs sculptés (multiples scénettes et figurines se succèdent) et surmonté de bouddhas.
Tout en haut du bâtiment s'élève une stupa.
Si on fait tous les couloirs, plateformes et escaliers, il paraît que l'on parcourt 5kms! (selon notre lonely; nous n'avons pas vérifié faute de podomètre!)
On redescend pour visiter le musée archéologique (intéressantes photos des différents stades de découverte et restauration depuis 1870).
On remonte ensuite tout en haut du temple pour assister au coucher de soleil.




Retour sur Yogyakarta accompagnés par les belles couleurs du ciel, notamment derrière le mont Sumbing (volcan - comme toutes les montagnes ici de toute façon - de 3371m):



3ème jour: trek sur le volcan Mérapi.

On est parti avec 2 jeunes hollandais (toujours pour rentabiliser une voiture avec chauffeur: aujourd'hui il s'appelle Mono et est moins fou du volant que le précédent).
Trek sur la pente sud du volcan.
On se place au milieu d'une ancienne (immense) coulée de lave pour attendre le coucher de soleil. La fumée qui nous cachait jusque-là le haut de Mérapi se dégage alors et nous permet une parfaite vision du cratère.




On rentre ensuite sur Yogyakarta pour dîner: ce soir au menu c'est serpent! (cobra et python: hmm un régal! mais il ne faut pas trop réfléchir!)


Le lendemain, départ en train pour l'est du pays...



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samedi 20 octobre 2012

voyage voyage!

Nous sommes donc bloquées par la mousson à Vientiane.

Il nous faut trouver une solution de remplacement. Le problème - et nous nous en apercevons très rapidement - est que toute l'Asie du Sud-Est est à ce moment sous cette fabuleuse "dépression moussonesque" comme nous l'avons surnommée!
La situation nous apparaît comme le ciel au-dessus de nos têtes, c'est-à-dire bouchée!
On cherche donc désespérément sur la carte météorologique un coin de ciel bleu et un petit rayon de soleil.
Le seul endroit d'Asie qui semble échapper à la malédiction de la dépression est l'Indonésie.
En effet, étant dans l'hémisphère sud, ce pays est à ce moment dans sa saison sèche.
Sauf que ben l'Indonésie ce n'est pas la porte à côté et c'est la pleine saison touristique donc l'idée de partir là-bas nous paraît certes attrayante mais concrètement inaccessible.

Pour vous donner une petite idée regardez la carte: 


C'est un piti peu loin quand même!

Mais pour rigoler, on décide de regarder les billets d'avion pour l'île de Java. 
Et là, stupéfaction: un vol Bangkok (aéroport international le plus proche de là où nous nous trouvons) - Jakarta (capitale de Java) coûte moins cher qu'un vol intérieur laotien (soit environ 70 euros!)
Ni une ni deux, on se jette sur le premier cyber-café venu pour acheter nos billets pour le lendemain!

Bon, maintenant que notre moral est revenu, il faut néanmoins se préparer à rejoindre Bangkok.
On choisit l'option bus (histoire de garder nos bonnes vieilles habitudes).
à 17h on prend un mini-van qui nous amène à la frontière lao-thaïlandaise.
Après le passage obligé à la douane, on monte dans notre bus de nuit qui va nous amener jusqu'à Bangkok (de 19h à 5h du matin).

Bye-bye Laos!


 Après une nouvelle nuit blanche dans un bus (yeepee yeepee yeah...), le bus nous largue - à 5h du mat' donc - en plein milieu d'une grande avenue illuminée de Bangkok (non loin de Khaosan road pour ceux qui connaissent).
On prend un taxi jusqu'à la station de métro Paha Tai pour rejoindre l'aéroport (sauf qu'on doit attendre 30mn devant car l'ouverture de la station est à 6h du matin, sinon c'est pas drôle!)
Arrivée à l'aéroport de Bangkok vers 7h, après avoir vu le lever de soleil sur le skyline de la ville depuis la rame aérienne du métro.

Après 3h30 de vol, nous atterrissons à Jakarta.


Une fois à l'aéroport et après avoir payé notre visa indonésien, on décide de s'amuser (!) encore un peu et de prendre un nouveau vol pour nous rendre directement au centre de Java: en 15 jours nous n'aurons pas le temps de voir toute l'île et il paraît qu'à choisir il faut faire la partie est.

Direction donc Yogyakarta (prononcer "jojakarta" ou "djoguiakarta") où l'on atterrit vers 20h30.
[ Ce que l'on ne savait pas en prenant nos billets c'est que la compagnie intérieure indonésienne LionAir fait partie de la liste noire. Bon, on n'a eu aucun souci mais heureusement qu'on ne l'a apprit qu'après! ]


Depuis l'aéroport, pour rejoindre le centre-ville, on partage un taxi avec 4 italiens rencontrés au terminal à Jakarta.
On trouve une chambre dans un "gang" (une des nombreuses ruelles/impasses dans le quartier de Sosrowijayan) et on dîne vite fait de quelques nouilles avant d'aller nous coucher, exténuées. Il est 23h.

Bilan: Voyage de 30h dont une nuit blanche.

Vive la jeunesse et bienvenue en Indonésie!!!




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dimanche 14 octobre 2012

Vientiane

Après notre arrivée épuisante et mouvementée à Vientiane, 
nous avons découvert la Mousson, la vraie.

En effet, depuis le début de notre séjour nous avions été plutôt gâtées par le temps. Certes il pleuvait presque tous les jours mais c'était souvent en fin de journée ou alors des grosses (très grosses!) ondées mais qui passaient relativement vite.

Mais à Vientiane, la donne avait changé! Nous sommes restées 4 jours dans la capitale et pendant ces 4 jours il a plu non-stop! Aucune éclaircie: on passait d'énormes averses en climat quasi-cyclonique en passant par des phases de pluie un peu plus calmes.

On a quand même tenu à visiter le centre-ville, où on trouve quelques beaux bâtiments et détails intéressants. Mais dans l'ensemble, l'endroit ne nous a pas trop plu. Il faut dire que le climat n'aide pas à se faire un avis vraiment positif!
Passé le 1er jour de visite où on découvrait les lieux et où on avait encore l'espoir de partir vite pour continuer notre voyage dans les villages du nord, on s'est vite rendu compte que le temps allait nous faire changer notre planning!

Lessive de moines: oui quand il pleut à verse, les moines aussi sont mouillés!



Vieille Stupa dans le centre-ville, derrière l'ambassade américaine

Le matin du 3ème jour, alors que nous commencions sérieusement à  nous poser des questions quant à la possibilité de faire nos treks prévus au nord du Laos, nous sommes tombées sur la Une du journal, le "Vientiane Times":


En gros, toutes les routes pour rejoindre le nord sont coupées à cause des inondations, les populations ont du être délocalisées, et les éboulements de terrain rendent tout déplacement impossible dans les montagnes du nord pendant une dizaine de jours...

Bref, la suite de notre périple laotien venait de prendre un sacré coup, coup fatal même!

Nous devions trouver une solution de secours, un plan B. Il nous restait 15 jours à "combler" avant de pouvoir entrer au Vietnam (date d'entrée sur le visa oblige).


... Tointointoiiiiiin ...



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vendredi 12 octobre 2012

On the road

En quittant Paksé pour le Nord, nous n'imaginions pas 
le périple que nous venions tout juste d'entreprendre!

Nous avions décidé de prendre un "sleeping bus" (sorte de bus-couchettes du coin) afin de ne pas perdre trop de temps à parcourir les nombreux kilomètres qui nous séparaient de la capitale, Vientiane.

Nous sommes partis vers 19h30-20h de la gare routière de Paksé.
Le sleeping bus était bien plein et les couchettes pour 2 personnes presque toutes remplies. Là-bas, il faut savoir que les couchettes sont très très petites et correspondraient chez nous, occidentaux nantis, à un lit une place. En bref, vous n'avez pas intérêt à avoir pour compagnon de route un géant bon vivant!

Extinction des feux à 20h30, les lampes frontales sont bien utiles! 
Si les routes laotiennes (ou plutôt devrais-je dire LA route, la 13) sont en assez bon état, je ne vous cache pas qu'allongés au fond d'un bus on ressemble vite à des balles rebondissantes!

Après quelques bonnes minutes de fou-rire, notre hilarité redescend très vite lorsqu'on s'aperçoit qu'au bout d'une petite heure notre bus fait un arrêt prolongé imprévu. Bruits de quincaillerie à l'arrière du bus au niveau du moteur et personnel s'affairant dehors n'annoncent rien de bon...
Nous repartons tout de même.

1 heure plus tard nous nous arrêtons de nouveau. Le chauffeur coupe le moteur ainsi que l'air conditionné et descend trifouiller dans les entrailles de la "bête" en compagnie de ses acolytes. A l'arrière du bus, avec la chaleur et le manque d'air nous étouffons littéralement! Avec plusieurs autres passagers asphyxiés et au bord du malaise nous nous frayons un chemin jusqu'à l'avant du bus et atteignons l'air libre et presque "frais" de cette nuit agitée. Nous sommes arrêtés sur la route aux abords d'un hameau qui dort paisiblement.
En faisant le tour du bus, nous nous apercevons effarés que le moteur du bus est en train d'être refroidi à l'aide d'un tuyau d'arrosage... Ici, quand le moteur surchauffe on n'y va pas par 4 chemins!
Après 30mn d'attente et une partie de cartes improvisée, nous repartons.

45mn plus loin, ça recommence...
Il est minuit et nous sommes à peine à 2h de route de Paksé...

Toute la nuit le cirque continue et on alterne entre 40minutes de bus roulant et 20minutes de bus arrosé! Petit à petit la tendance s'inverse et on s'arrête plus que l'on ne roule. L'allure du bus roulant est d'ailleurs de plus en plus lente, histoire de rendre les choses encore plus drôles, et l'atmosphère dans le bus de plus en plus étouffante et irrespirable, histoire de pimenter le tout! 

A 7h du matin, heure à laquelle nous étions sensés rejoindre Vientiane, nous arrivons à peine au niveau Savannakhet (1 tiers du parcours).
Le trajet est de plus en plus ardu pour notre pauvre bus qui rend l'âme par tous les côtés.

A 13h nous arrivons à Thakhek (prononcer "takeuk"). Nous sommes exténués par cette nuit blanche, et exaspérés par le manque d'initiatives du personnel. Le bus s'arrête dans la ville en face d'une gare routière. Un petit groupe d'entre nous, voyageurs occidentaux harassés et au bord de la crise de nerfs, décide d'aller en éclaireurs chercher un autre bus.
Après moultes tractations et tentatives de compréhension avec divers chauffeurs laotiens, nous trouvons un bus avec pour destination Vientiane.

Sans hésitation aucune, nous plantons là notre bus échoué sur le bord de la route pour grimper dans le fringant nouveau. Non sans peine nous réussissons à nous faire payer le reste du voyage par la compagnie incapable de notre sleeping bus en guise de remboursement.

Une fois dans le "bus en bonne santé", nous nous apercevons que celui-ci est complet. Qu'à cela ne tienne, le personnel nous donne des minuscules tabourets en plastique qu'ils disposent dans le couloir central d'une largeur de, allez, 40 bons centimètres!

... il nous reste 8h de route...

Je ne m'étendrais pas sur nos corps ankylosés durant la fin de ce trajet. Chaque minute qui passait nous nous répétions que malgré ces difficiles conditions nous roulions à bonne allure et sans souci de moteur!

Nous atteignons enfin Vientiane vers 21h dans l'obscurité d'une nuit pluvieuse.
Nous prenons un songthéo pour rejoindre le centre-ville et trouver enfin une chambre où allonger nos petits corps meurtris!

Paksé-Vientiane: départ 19h30 - arrivée le lendemain à 21h30, total: 26h.






































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mercredi 26 septembre 2012

Laos

Après une journée de bus sur une route pas toujours bien praticable nous passons la frontière entre le Cambodge et le Laos. 
On traverse même à pied le no-man's land qui sépare les deux pays 
avant de remonter dans le bus 
(et ici le no-man's land c'est la jungle au sens strict du terme!).

Pour les toujours aussi doués en géographie comme moi, voici la carte du Laos:


Après ce voyage assez fatigant on arrive à un petit village (Ban Nakasang) 
où on prend une pirogue pour traverser le Mékong (oui toujours le même) 
et aller sur l'île de Don Det.

Région des "4000 îles" (Si Phan Don) au sud du Laos:


On reste quelques jours sur Don Det et Don Khône 
(les 2 îles sont reliées par un petit pont en pierre).


On s'est baladé en vélo au milieu de rizières où les jeunes pousses de riz 
d'un beau vert fluo étaient en train d'être repiquées.
On se serait cru dans une carte postale!



Nous remontons ensuite la route 13 (la seule grande route du Laos) 
jusqu'à la ville de Paksé.


On reste un bon moment dans cette région qu'on explore 
en long en large et en travers, 
à pied, vélo, moto, bus, mini-van,...

A Paksé on a une très belle vue sur le Mékong:



On passe 2 jours à parcourir le Plateau des Bolovens
entre cascades et villages traditionnels, beaucoup de belles images.



On passe également quelque temps dans les environs de Champassak
où on visite les temples anciens.
autour du temple Wat Phou (lire [vat pou] )
Dans cette région on s'est pas mal déplacé en "Songthéo", sorte de petit bus, 
où j'ai réussi à prendre quelques portraits de locaux.

 


Nous quittons ensuite le Sud du Laos et prenons un bus pour rejoindre au Nord 
la Capitale, Vientiane...

[TO BE CONTINUED]





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